Goglu des prés

Dolichonyx oryzivorus - Bobolink

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Ictéridés

  • Genre
    :

    Dolichonyx

  • Espèce
    :

    oryzivorus

Descripteur

(Linnaeus, 1758)

Biométrie
  • Taille
    : 18 cm
  • Envergure
    : 27 cm.
  • Poids
    : 29 à 40 g
Longévité

9 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Chez ce grand ictéridé dont la forme et les couleurs ressemblent beaucoup aux bruants de la famille des embérizidés, les ailes sont longues et pointues, la queue est nettement aiguisée. Chez le mâle en plumage nuptial, la nuque est recouverte d'une tache chamois qui est plus ou moins développée. Le reste de la tête, la gorge et la totalité des parties inférieures sont noirs. Le dessus noir est orné de longues stries chamois (la strie centrale est très épaisse). Le bas du dos et le croupion sont gris clair, variant au blanchâtre sur les sus-caudales. La queue est noire, les scapulaires sont blancs, contrastant avec les couvertures alaires, les grandes couvertures et les tertiaires qui sont noires avec des bordures blanches. Les primaires ont d'étroits liserés blancs.
Les iris sont brun sombre, le bec est noir avec une tache grise à la base de la mandibule inférieure. Les pattes sont brun-chair.
En plumage éclipse, le mâle est semblable à sa partenaire, avec cependant des tachetures noirâtres sur la gorge. En février-mars, à la fin de l'été austral, il présente habituellement un plumage intermédiaire entre le plumage nuptial et le plumage non-nuptial.
En plumage nuptial, la tête de la femelle est presque entièrement chamois. Le sourcil clair est long et large, le capuchon sombre est divisé en 2 par une strie centrale pâle Le dessus des ailes est noir avec des stries chamois. La gorge est blanche, le dessous chamois-crème. Les flancs et le ventre ont des striures fuligineuses. Le bec est très caractéristique : rose avec une mandibule très claire, une pointe et un culmen noirs.
La femelle non-nuptiale ne diffère guère de la femelle nuptiale. Seulement, les stries des parties supérieures sont plus brillantes et plus orangées, le rose du bec est rose plus éclatant. Les juvéniles sont semblables aux femelles non-nuptiales. Les parties inférieures sont uniformément chamois, excepté les côtés de la poitrine qui ont des stries sombres à peine perceptibles.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Bobolink,
  • Charlatán,
  • Triste-pia,
  • Bobolink,
  • seregélysármány,
  • Боболинк,
  • 刺歌雀,
  • Bobolink,
  • Bobolink,
  • Bobolink,
  • Bobolink,
  • ryżojad,
  • bobolink ryžový,
  • bobolink kanadský,
  • Bobolink,
  • heinäturpiaali,
  • ,
  • ボボリング,

Voix chant et cris

Chez les goglus des prés, seuls les mâles possèdent un chant. En vol ou à partir d'un perchoir, ils émettent des séries rapides de notes qui sont un mélange plaisant de gazouillements et de gargouillis auxquels viennent s'ajouter quelques sifflements. On a répertorié 2 cris principaux . Chacune de ces expressions comprend de 25 à 50 notes et peut durer jusqu'à 11 secondes. Chaque cri a une expression très personnalisée et est délivré dans un dialecte très variable qui utilise surtout des "ping" ou des pink". Pendant les poursuite en vol, on peut aussi entendre des "tchek". Les femelles produisent des "zeep" en réponse aux agressions dont ils sont l'objet.

Habitat

Les goglus des prés nichent principalement dans les prairies humides. On peut également les observer assez communément dans les champs de haies, dans les pâtures composées de luzerne (medicago) ou de trèfles ainsi que dans les cultures de blé. Autant que possible, ils évitent les surfaces boisées.
Lorsqu'ils sont dans leurs quartiers d'hiver et au passage pendant la migration, on les trouve surtout dans la végétation flottante et émergente des marais tropicaux ou subtropicaux et dans les plantes qui bordent les cours d'eau. A cette période de l'année, ils fréquentent également les prairies et les pâtures humides, et en particulier les rizières.
Pendant et en dehors de la saison de nidification, les goglus sont considérés comme des oiseaux de plaine. Un rapport signale toutefois leur présence dans les zones montagneuses de Bolivie, jusqu'à 3 400 mètres d'altitude.

Comportement traits de caractère

Le goglu est un migrateur transcontinental de longue distance. Chaque année, la population entière quitte ses lieux de nidification et effectue un long périple de plus de 20 000 kilomètres en direction de l'Amérique du Sud, descendant jusqu'à Buenos-Aires. Les lieux d'hivernage les plus connus sont le Pantanal, les savanes de Beni, les rizières de Santa Fé en Argentine et l'est du Chaco.
Plus de 20 000 oiseaux effectuent le voyage, se divisant en un petit nombre de bandes.
Le goglu des Prés quitte les sites de nidification au mois d'août, il passe par les grandes Antilles (Cuba, Hispaniola (Haïti et République dominicaine)) et arrive au Brésil et au Paraguay vers le mois de novembre. Les derniers arrivants parviennent en Argentine au début janvier. Une zone additionnelle hivernale existe sans doute sur la côte pacifique de l'Amérique du Sud, des îles Galapagos jusqu'au Chili.
Les premiers retours commencent au mois de mars, ils empruntent une route plus à l'ouest qu'en automne. L'arrivée aux États-Unis survient en mars-avril et se poursuit jusqu'en juin.

Alimentation mode et régime

Les goglus des prés ont un menu mixte, ils se nourrissent à la fois de graines et d'insectes. Pendant la saison de reproduction, leur alimentation est formée de 57% d'arthropodes parmi lesquels on trouve des coléoptères, des lépidoptères, des hyménoptères et des sauterelles. Le reste du repas est composé par 43% de graines et d'autres composants de matière végétale.
Ils apprécient particulièrement les graines qui proviennent des cultures humaines telles que le riz mais aussi les plantes fourragères telles que la luzerne et le trèfle. En hiver, la diète est composée principalement de riz et d'herbes sauvages tels que le paspate dilaté et certaines graminées du genre Leptochloa.
Les goglus recherchent leur nourriture surtout à terre ou à l'étage inférieur de la végétation. Les formes de groupement sont variables, en solitaire, en couple ou en groupes plus développés. Les rassemblements non-nuptiaux peuvent contenir plusieurs centaines d'individus. En Bolivie, on a trouvé un dortoir regroupant 90 000 oiseaux. En Amérique du Sud, les groupes rassemblent une multiplicité d'espèces comme les sporophiles, les autres sortes d'ictériidés comme les sturnelles militaires ou les sturnelles à sourcils blancs.

Reproduction nidification

Les goglus des prés nichent de mai à juillet. Pendant la saison, ils ne pondent généralement qu'une seule couvée. Le mode de reproduction est monogame ou polygame. Le mâle surveille un territoire qui s'étend jusqu'à 2 hectares et il est responsable de 1 à 4 femelles. Des assistants contribuent à l'incubation et au nourrissage des petits qui sont répartis dans un nombre limité de nids.
Ces derniers sont placés à terre, bien dissimulés par de la végétation épaisse. La femelle est responsable de l'édification du nid, elle choisit une cavité naturelle déjà existante et elle l'agrandit tout en la garnissant avec des feuilles et des tiges pour obtenir un fond de coupe suffisamment confortable. Le diamètre intérieur mesure 9 cm, la profondeur interne 3 cm. Près d'un tiers des nids sont recouverts d'un dôme fabriqué avec des plantes. Les goglus évitent de construire leurs nids dans des endroits proches des lisières ou dans des milieux ouverts.
La ponte comprend 4 à 7 œufs brun-roux pâles avec des mouchetures et des stries brunâtres ou violacées. La femelle couve seule pendant une douzaine de jours. Le succès de la reproduction est très fortement lié à la grande dissimulation du site. Elle protège fortement la couvée contre d'éventuelles prédations.

Distribution

Les goglus des prés sont originaires du continent américain. A la période de reproduction, ils nichent dans le sud du Canada, du sud-est de la Colombie Britannique jusqu'à la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve en passant par le sud de l'Ontario et le sud du Québec. Leur aire de nidification se poursuit dans la région des grandes plaines des États-Unis (Oregon, nord du Colorado, Nebraska, centre de l'Illinois et Virginie). A la période hivernale, ces passereaux de moyenne taille migrent en Amérique du Sud, de l'est de la Bolivie (Beni, Santa Cruz) jusqu'au nord de l'Argentine et l'estuaire du Rio de la Plata. Ce territoire hivernal comprend également le sud-centre du Brésil (Mato-Grosso et Pantanal), le Paraguay et le nord de l'Argentine).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook, cet oiseau n'est pas globalement menacé. Pour l'instant, il est estimé comme commun ou localement abondant. Ses populations continuent néanmoins de décliner en raison de la détérioration de son habitat et de la perte de sites convenables. Au Canada et aux États-Unis, il est affecté par l'usage des pesticides dans l'agriculture. En Argentine, on continue cependant à apercevoir des bandes de plusieurs milliers d'individus pendant la saison hivernale.
Le goglu des prés est très apprécié comme oiseau de cage en Argentine. Il a une très mauvaise réputation car ils provoque des dégâts assez conséquents dans les rizières. En Bolivie et en Argentine, il bénéficie de nombreuses zones protégées.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 11/08/2015 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net