Grive mauvis

Turdus iliacus - Redwing

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Turdidés

  • Genre
    :

    Turdus

  • Espèce
    :

    iliacus

Descripteur

Linnaeus, 1758

Biométrie
  • Taille
    : 24 cm
  • Envergure
    : 33 à 34 cm.
  • Poids
    : 55 à 75 g
Longévité

19 ans

Distribution

Distribution

Description de la famille

Les turdidés sont des passereaux de taille moyenne à grande. Ils possèdent généralement un bec assez long et fort, et des pattes robustes. La couleur de leur plumage est très variable. Beaucoup sont entièrement dans des tons discrets de brun, de gris ou de noir mais d'autres montrent des coul... lire la suite

Description identification

La grive mauvis ressemble à la Grive musicienne, tant par sa taille que par son coloris. Autant dire qu'elle a un dessus brun et un dessous blanc nuancé de chamois à la poitrine et largement tacheté de sombre. Elle s'en distingue toutefois par un très apparent sourcil clair et des flancs roux. Le dessous des ailes est du même roux très vif, ce qui apparaît bien en vol. La femelle ne se distingue pas du mâle. Les juvéniles ont des taches sur le dos. Contrairement à leurs parents, ils n'affichent pas de roux intense sur les flancs.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Turdus iliacus iliacus (c, w)
  • Turdus iliacus coburni (Iceland and Faroe Is.)

Noms étrangers

  • Redwing,
  • Zorzal Alirrojo,
  • Tordo-ruivo-commum,
  • Rotdrossel,
  • Szőlőrigó,
  • Белобровик,
  • 白眉歌鸫,
  • Koperwiek,
  • Tordo sassello,
  • Rödvingetrast,
  • Rødvingetrost,
  • droździk,
  • drozd červenkavý,
  • drozd cvrčala,
  • Vindrossel,
  • punakylkirastas,
  • ,
  • ワキアカツグミ,

Voix chant et cris

Le cri de contact est un sifflement prolongé, fin, incisif mais légèrement râpeux. On peut souvent l'entendre lors des nuits d'octobre, même en ville. La grive mauvis émet également un "gak" nasal. Le cri d'alarme est une série de "trèt-trèt-trèt-trèt...." rudes et tranchants. Le chant, variable selon les individus, est reconnaissable à sa sonorité et à sa structure. Il est composé d'assez courtes strophes séparées par de longues pauses qui durent de 3 à 6 secondes. Chaque strophe est constituée par une partie sonore "truui truui truui", suivie d'un doux gazouillis grinçant. En halte migratoire, les bandes produisent parfois un bavardage en chœur, assez bruyant.

Habitat

La vraie patrie de la grive mauvis, c'est le nord de l'Europe. Il y a cependant des individus qui nichent aussi en Europe Centrale. Comme c'est le cas pour la litorne, il semble en effet que la frontière de son aire de répartition descende toujours un peu plus vers le sud. Au nord, la grive mauvis est typiquement un oiseau de la taïga et de la toundra. Elle niche de préférence dans les forêts de conifères mais elle s'installe également volontiers dans les bois de bouleaux et même dans la zone des saules. Dans les régions situées plus au sud, elle occupe en priorité la végétation poussant en terrain spongieux et humide, le long des rives des cours d'eau ou encore à l'orée des forêts humides. En migration, on peut la trouver dans n'importe quel endroit le long des côtes ou sur le sommet des collines. Pendant la période hivernale, elle fréquente les bois, les taillis, les champs bordés de haies et les habitats plus ouverts tels que les champs, les pâtures, les parcs et les vergers. En Afrique du Nord, on la trouve dans les plantations d'oliviers et les forêts de cèdres. Lorsque les conditions climatiques sont rigoureuses, la grive mauvis pénètre dans les jardins des villes et des cités.

Comportement traits de caractère

Les grives mauvis sont des oiseaux migrateurs. Presque toute la population hiverne en Europe, des îles Britanniques jusqu'à la Turquie. Le départ s'effectue généralement en bandes. Même dans les grandes villes, il est possible d'observer la migration de la grive mauvis nordique. Il suffit de sortir pendant la nuit, de prêter l'oreille, et bientôt l'on percevra l'appel "sîîp" par lequel les oiseaux communiquent en plein vol et maintiennent ainsi le contact. Lorsqu'elles sont à terre, les grives mauvis ont des mœurs assez similaires à celles de la Grive musicienne, bien qu'elles aient tendance à être plus grégaires, notamment en hiver quand elles forment avec les grives draines et litornes de larges troupes pouvant regrouper plus de 200 individus. En Afrique du Nord, elles s'associent plutôt avec les merles à plastron. Toutes ces espèces se perchent ensemble dans les bois, les taillis, les fourrés et le vieilles haies. Lorsqu'elles sont dérangées alors qu'elles sont dans une zone dégagée, elles volent rapidement en direction des arbres les plus proches, puis regagnent les zones où elles étaient précédemment dès que le danger est passé.
Le vol : Vol énergique et direct.

Alimentation mode et régime

Cette grive possède un régime très varié : elle consomme des insectes, des vers de terre et des fruits. On possède le détail de son menu. Dans la catégorie des invertébrés, on trouve des fourmis, des coléoptères, des criquets, des vers de terre, des sauterelles, des mouches, des mille-pattes, des escargots, des limaces et des araignées. La liste des végétaux est tout aussi fournie : ronciers, nerpruns, cerises, groseilles, sureau, aubépine, houx, lierre, genévriers, garance, poires, olives, fraises sauvages, ifs ainsi qu'un certains nombre de racines. La grive mauvis prospecte plutôt à terre. Elle glane les ressources qu'elle trouve sur le sol et elle creuse rarement avec son bec. En automne, elle est surtout végétarienne.

Reproduction nidification

Les grives mauvis installent leur nid dans les arbres ou les arbustes, mais dans la toundra septentrionale, elles déposent assez souvent directement au sol. Les deux parents bâtissent le nid, mais la femelle couve généralement seule. La ponte comprend 4 à 6 œufs assez semblables à ceux du merle. Le nid de la grive mauvis est très bien façonné avec de l'herbe, des feuilles et de fines racines, et renforcé d'une couche de terre glaise. Comme le nid de litorne, le ciment va également jusqu'à fond du nid et le colle aux branches sur lesquelles il est fixé. Au bout de 14 jours, les oisillons percent leur coquille à coups de bec. Ils croissent assez vite et au bout de deux semaines, il sautent hors du nid. Néanmoins, les parents continuent à s'occuper d'eux un certain temps. Au cours de la saison, il y a généralement deux couvées, excepté dans les régions les plus nordiques et dans les zones les plus montagneuses des Alpes Scandinaves.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 05/01/2004 par Alexandre Knochel avec la participation de Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net