Labbe parasite

Stercorarius parasiticus - Parasitic Jaeger

Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Stercorariidés

  • Genre
    :

    Stercorarius

  • Espèce
    :

    parasiticus

Descripteur

(Linnaeus, 1758)

Biométrie
  • Taille
    : 46 cm
  • Envergure
    : 110 à 125 cm.
  • Poids
    : 380 à 600 g
Longévité

18 ans

Distribution

Distribution

Description identification

C'est le plus répandu des labbes, de taille intermédiaire entre le Labbe pomarin, plus grand, et le Labbe à longue queue, légèrement plus petit et plus élégant. Les adultes nuptiaux présentent un dessus brun foncé fuligineux et une calotte noire qui descend sur la nuque et jusque sous l'oeil. Le dessous est presque entièrement blanchâtre avec un petite zone ventrale brun grisâtre et parfois une bande pectorale qui est toutefois moins évidente que chez la plupart des pomarins. Les rectrices médianes, allongées et pointues, dépassent en moyenne les autres rectrices de 6 à 11 cm. Elles sont en principe beaucoup plus courtes que celle du Labbe à longue queue, cependant certains individus peuvent présenter une longueur exceptionnelle et entretenir la confusion. Les pattes et le bec sont noirs. Il existe une seconde forme de coloration appelée 'phase sombre' dans laquelle le plumage est entièrement brun foncé sauf le dessous légèrement plus clair On ne peut pas franchement parler de sous-espèce, mais simplement de variante géographique. La phase sombre domine uniquement dans les parties méridionales de son aire de répartition : 60% dans les îles Britanniques mais uniquement 10% au Spitzberg.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Parasitic Jaeger,
  • Págalo Parásito,
  • Moleiro-parasítico,
  • Schmarotzerraubmöwe,
  • Ékfarkú halfarkas,
  • Короткохвостый поморник,
  • 短尾贼鸥,
  • Kleine Jager,
  • Labbo,
  • Kustlabb,
  • Tyvjo,
  • wydrzyk ostrosterny,
  • pomorník príživný,
  • chaluha příživná,
  • Almindelig Kjove,
  • merikihu,
  • Arktiese Roofmeeu,
  • クロトウゾクカモメ,

Voix chant et cris

Habitat

Labbe parasite
adulte nuptial

La majeure partie de l'année, le labbe parasite est une espèce pélagique, bien qu'il s'écarte rarement à plus de cinquante kilomètres des côtes. Il fréquente uniquement les eaux côtières lors de ses migrations ou lorsque des tempêtes le rabattent en direction des terres. Pendant la période de nidification, sa forme d'habitat devient terrestre et il fréquente alors la toundra arctique, les îlots rocheux et les landes littorales.

Comportement traits de caractère

Quand il est au large, le labbe passe le plus clair de son temps dans les airs, son vol rapide et puissant lui permet d'affronter les vents violents. A terre, il agresse tout grand oiseau ou mammifère qui pénètre sur son territoire, pouvant même infliger des dommages aux hommes imprudents qui s'aventurent à proximité de son nid. A l'image de certains autres oiseaux, il est aussi capable de changer de stratégie et de feindre la blessure. Il se traîne alors avec une aile qui semble brisée afin d'attirer l'intrus et l'éloigner ainsi de ses oeufs ou de ses petits. Avant la nidification, sa parade nuptiale comprend de spectaculaires évolutions aériennes acrobatiques et, au sol, des déploiements d'ailes et de révérences. Au cours du rituel, le mâle offre de la nourriture à la femelle qui la réclame à la manière d'un poussin. La migration intervient à la fin août. L'espèce met le cap au sud et peut parcourir de longues distances au dessus des mers, suivant régulièrement la route des sternes afin de se procurer un supplément de nourriture. Vers le milieu de l'hiver, elle atteint l'Afrique où la plupart des oiseaux hivernent au sud de l'équateur. Les juvéniles peuvent y séjourner 2 ans avant d'effectuer le voyage du retour.

Alimentation mode et régime

Un labbe parasite fréquentant une zone côtière tire presque toute sa subsistance en parasitant d'autres oiseaux marins. D'un vol agile, il poursuit la victime choisie dont il imite la moindre évolution jusqu'à ce qu'elle lâche sa proie ou recrache sa prise sous l'effet de la panique. Les labbes peuvent se regrouper en petites bandes lors de ces poursuites, le nombre des assaillants améliorant considérablement les chances de succès. Toutefois, le labbe parasite peut également se procurer lui-même sa nourriture. Il capture à la surface des poissons, des crustacés et des seiches. Il profite parfois des déchets laissés par les bateaux et mange aussi des cadavres rejetés au rivage par les marées. En période de nidification, le labbe parasite capture ses propres proies, fondant sur les petits oiseaux et les attrapant en plein vol ou à terre. Il s'en prend aux oeufs, aux jeunes goélands et à d'autres oiseaux plus importants, ou même à de petits mammifères. Des insectes parmi lesquels des papillons et des coléoptères figurent également à son menu ainsi que, en fin d'été, des baies et des graines de graminées. Le labbe parasite a subi une évolution liée à son comportement de prédateur : ses pieds sont palmés comme ceux d'un goéland mais pourvus de forts ongles arqués et son bec est robuste et crochu à son extrémité afin de lui permettre de déchirer les chairs.

Reproduction nidification

Labbe parasite
adulte nuptial

Le labbe parasite niche généralement en colonies lâches où chaque couple défend âprement son territoire. Il surveille les alentours depuis une motte herbeuse ou tout autre promontoire élevé, et chasse les labbes rivaux en les martelant à grands coups de pattes. Le couple bâtit un nid sommaire à découvert en aménageant, à l'aide de pressions rotatives de la poitrine, une cuvette ensuite garnie d'herbes et de lichens. La ponte est constituée d'1 à 3 oeufs verts ou bruns tachés de brun foncé. Les deux adultes couvent les oeufs durant un mois puis réchauffent et nourrissent la nichée à tour de rôle. Les jeunes sont couverts d'un duvet soyeux brun foncé. Ils quittent le nid après quelques jours mais restent à proximité. Il leur faut 25 jours au moins pour savoir voler et ils ne deviennent indépendants qu'après encore quatre ou cinq semaines.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 12/12/2004 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net