Outarde canepetière

Tetrax tetrax - Little Bustard

Systématique
  • Ordre
    :

    Otidiformes

  • Famille
    :

    Otididés

  • Genre
    :

    Tetrax

  • Espèce
    :

    tetrax

Descripteur

(Linnaeus, 1758)

Biométrie
  • Taille
    : 43 cm
  • Envergure
    : 105 à 115 cm.
  • Poids
    : 750 à 1000 g
Distribution

Distribution

Description identification

Espèce de taille moyenne, extrêmement méfiante et difficile à observer. Chez les deux sexes, les parties supérieures du corps sont brun-marron à beige, finement vermiculées, contrastant avec le blanc pur du ventre, de la poitrine et des rémiges. Noter tout de même l'extrémité noire des rémiges primaires externes et des grandes couvertures primaires, bien visibles en vol. Le dimorphisme sexuel est maximum en période nuptiale (avril à juillet). A cette période, le plumage nuptial des mâles est arboré de remarquables motifs sur la tête et le cou (colliers noirs et blancs). Mais, après la mue post-nuptiale complète (juillet à octobre), la différenciation entre les individus d'outarde est plus complexe (cf. Déterminer l'âge et le sexe des outardes canepetières dans les rassemblements automnaux par F. Juiget A. Wolff).

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Little Bustard,
  • Sisón Común,
  • Sisão,
  • Zwergtrappe,
  • Reznek,
  • Стрепет,
  • 小鸨,
  • Kleine Trap,
  • Gallina prataiola,
  • Småtrapp,
  • Dvergtrappe,
  • strepet,
  • drop malý,
  • drop malý,
  • Dværgtrappe,
  • pikkutrappi,
  • ,
  • ヒメノガン,

Voix chant et cris

Outarde canepetière
♂ adulte nuptial

Le chant ou plutôt devrait-on dire le cri émis par le mâle d'outarde est un "PRRRRT" bref et sec qui permet de détecter les individus au printemps. Le cri émis quatre fois par minute est audible à l'oreille humaine entre 600 et 800 mètres. Lors de ce chant, le mâle rejette brusquement la tête en arrière, tout en gonflant les plumes du cou, d'où une certaine similitude de posture avec le Grand Tétras, ce qui a peut-être initié le nom "Tetrax". Le sifflement entendu lors du vol des mâles est dû à la septième régime primaire qui est très fortement émarginée et échancrée. La femelle émet des "GROU", par exemple lorsqu'elle est dérangée. Les poussins émettent un doux et plaintif "TIIIOUH".

Habitat

L'habitat de prédilection de l'outarde demeure la steppe semi-aride que l'on rencontre notamment dans les pays circumméditerranéens. Fréquente des terrains dégagés et ouverts, souvent steppiques : pâtures, cultures de céréales et d'autres herbacées. En hiver et pendant la migration, prairies et grandes étendues plates.

Aire de répartitionOriginellement, elle couvrait une large partie sud-ouest Paléarctique. Mais après le déclin des 19ème et 20ème il ne reste plus que deux noyaux. L'un à l'ouest, centré sur la péninsule Ibérique, atteignant le Maroc, la France (T. t. tetrax), la Sardaigne et l'Italie. De façon surprenante, les populations de Sardaigne et d'Italie sont rattachées à la sous-espèce T. t. orientalis. L'autre au sud-est, principalement en Russie et Kazakhstan (T. t. orientalis).

Comportement traits de caractère

Outarde canepetière

Le système de reproduction est basé sur le "lek".
Le comportement le plus spectaculaire est la parade nuptiale du mâle qui va défendre un territoire. Cette parade peut prendre trois formes : le chant seul comme décrit précédemment ; le "battement d'ailes" associant le trépignement, le sifflement des ailes et le chant ; la parade par "sauts" qui, bien que très rapide, semble présenter plusieurs signaux, notamment pour attirer les femelles.
Après la période de reproduction, les individus se regroupent pour former des rassemblements qui généralement ne se disperseront qu'au printemps suivant.

Migration A l'échelle de la France, deux types de population peuvent être distinguées, la première migratrice se reproduisant dans les grandes plaines céréalières et une seconde réputée sédentaire occupant le pourtour méditerranéen. Les zones d'hivernage des individus migrateurs sont mal connues mais le sud de la France et surtout l'Espagne semblent être les destinations favorites.
Le vol : Le vol est rapide, parfois entrecoupé de brefs planés au cours desquels le sifflement que produisent les mâles n'est plus audible.

Alimentation mode et régime

Le régime alimentaire repose sur les végétaux (Brassicaceae et Fabaceae principalement) et les invertébrés (Orthoptères, Coléoptères, Mollusques, etc.). Celui-ci semble très variable en fonction du la nature du biotope (zone cultivée, steppe, etc.), de la période (hiver, période nuptiale, post-nuptiale, etc.) et des individus (juvéniles/femelles/mâles).

Reproduction nidification

Outarde canepetière
♂ adulte

Il semble que les femelles ne s'accouplent qu'avec les mâles dominants. Le site de nidification est situé en général à proximité des places de chant (de moins de 100 m jusqu'à 1km parfois). Le nid est une simple dépression creusée dans la terre et garnie de quelques herbes. La femelle pond en général dans la deuxième quinzaine de mai et les oeufs (2 à 5) sont incubés en 20-22 jours. La femelle assure seule la couvaison, le nourrissage et l'apprentissage des jeunes poussins (les outardeaux), nidifuges, qui ne voleront qu'à l'âge de 1 mois.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

En danger en France (liste rouge) où une régression de plus de 80 % a eu lieu depuis seulement 20 ans. Mais il faut faire une différence entre la population du pourtour méditerranéen qui est stable, voire en légère augmentation et la population des plaines céréalières qui est en déclin plus que alarmant. A l'échelle de sa répartition globale, une très grande majorité des effectifs (80 à 90 % selon certains auteurs) seraient à présent concentrée dans la péninsule Ibérique. Mais l'intensification agricole qui est la principale cause de la régression passée n'épargne pas l'Espagne actuelle, mettant ainsi au jour les problèmes rencontrés avec la PAC. Les menaces les plus importantes sont donc : irrigation des terres arables, conversion des cultures pérennes, réduction des mosaïques culturales, utilisation des pesticides et boisements. La prédation, la chasse et les collisions semblent avoir des impacts moindres.

En France, plusieurs voies ont été choisies pour tenter d'enrayer le déclin de cette espèce, parmi les plus importantes, nous noterons : mise en place de divers types de jachères avec contrat, mise en place d'un " programme Life-Nature expériemental de conservation de l'Outarde canepetière et de la faune associée" (1997-2000) et diverses actions visant à restaurer un biotope favorable.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Sébastien Puechmaille © 1996-2017 Oiseaux.net