Perruche à collier

Psittacula krameri - Rose-ringed Parakeet

Systématique
  • Ordre
    :

    Psittaciformes

  • Famille
    :

    Psittaculidés

  • Genre
    :

    Psittacula

  • Espèce
    :

    krameri

Descripteur

Scopoli, 1769

Biométrie
  • Taille
    : 43 cm
  • Envergure
    : 42 à 48 cm.
  • Poids
    : 95 à 140 g
Longévité

30 ans

Distribution

Distribution

Description identification

La Perruche à collier est une perruche élancée, d'une 40e de cm de longueur, dont la moitié pour la queue. Elle affiche un plumage tout en nuances de vert et de jaune sur les parties chaudes du corps. Le bec est rouge, à mandibule inférieure noire chez la sous-espèce type. L'œil est jaune cerclé de rouge. Les rémiges sont d'un vert plus sombre dessus. En vue inférieure, l'aile montre un net contraste entre les rémiges noirâtres et les couvertures vertes. Les rectrices centrales sont bleues chez l'adulte nuptial.
Un dimorphisme sexuel s'exprime au niveau de la tête et du cou. Le mâle se distingue de la femelle à sa gorge noire se prolongeant sur les côtés du cou en un mince collier souligné de rose. La femelle en est dépourvue.
Il existe plusieurs sous-espèces qui ne se distinguent que par des variations mineures de couleur. Par exemple, la sous-espèce asiatique borealis possède un bec tout rouge alors que la ssp type l'a rouge et noir.

Indications subspécifiques 4 Sous-espèces

  • Psittacula krameri krameri (s Mauritania and Senegal to s Sudan and w Uganda)
  • Psittacula krameri parvirostris (e Sudan to nw Somalia)
  • Psittacula krameri borealis (nw Pakistan to se China and c Myanmar)
  • Psittacula krameri manillensis (s India, Sri Lanka)

Noms étrangers

  • Rose-ringed Parakeet,
  • Cotorra de Kramer,
  • Periquito-de-colar,
  • Halsbandsittich,
  • örvös papagáj,
  • Halsbandparkiet,
  • Parrocchetto dal collare,
  • Halsbandsparakit,
  • Halsbåndparakitt,
  • alexander malý,
  • alexandr malý,
  • Alexanderparakit,
  • kauluskaija,
  • Ringnekparkiet,
  • cotorra de Kramer,
  • Grænpáfi,
  • aleksandretta obrożna,
  • Krāmera papagailis,
  • aleksander,
  • Индийский кольчатый попугай,
  • ワカケホンセイインコ,
  • 红领绿鹦鹉,
  • 紅領綠鸚鵡,

Voix chant et cris

Perruche à collier
adulte

Qu'elles soient perchées dans un arbre ou en vol, les Perruches à collier émettent des cris stridents du genre "kii-aa" ou "kiy-ak" qui ne passent pas inaperçus. D'autres vocalisations comme des "kyik-kyik-kyik" sont également audibles. En captivité, ces oiseaux sont capables d'imiter des bruits familiers de la maison et même d'articuler quelques mots.

Habitat

Les Perruches à collier fréquentent une grande variété d'habitats arborés allant des semi-déserts aux jungles assez claires, dès lors qu'ils présentent des cavités pour la reproduction, le plus souvent des arbres troués, mais pas seulement. Elle a une nette préférence pour les boisements caducifoliés.
On les trouve principalement dans les régions basses mais en Asie, elles peuvent monter jusqu'à 1 600 mètres d'altitude. En Afrique, elle monte plus haut, par exemple jusqu'à 2 000 m en Éthiopie.
En revanche, en Europe, les populations férales issues de captivité sont essentiellement urbaines et se reproduisent dans les boisements de type "parc".

Comportement traits de caractère

La Perruche à collier est un oiseau grégaire, hardi et opportuniste, capable de s'adapter à de nombreuses situations. On l'observe fréquemment en groupes bruyants allant d'un endroit à l'autre d'un vol direct très rapide.
Les groupes d'adultes se fragmentent au moment de la reproduction qui possède néanmoins un caractère un peu colonial. Mais les troupes se reforment rapidement dès l'émancipation des jeunes.
Ces oiseaux ont l'habitude de se regrouper pour la nuit en dortoirs populeux, certainement dans un but de protection contre les prédateurs.
Cet oiseau est sédentaire, ce qui ne l'empêche pas d'effectuer des mouvements locaux, surtout en Afrique où il remonte légèrement vers le nord en direction du Burkina Faso et de la Mauritanie pendant la saison des pluies (août à novembre).
Les populations férales d'Europe sont parfaitement sédentaires et ne semblent pas souffrir des conditions climatiques hivernales qui peuvent être sévères. Elles ont de toute façon à leur disposition la nourriture abondante dispensée aux postes d'alimentation hivernaux par les particuliers ou les institutions.
La Perruche à collier est, comme tous les psittacidés, un acrobate dans les arbres, capable de se pendre aux branches par les pattes très griffues. Le gros bec crochu est un outil efficace. Elle s'en sert pour progresser dans les arbres, agrandir un trou pour la nidification, et bien sûr pour se nourrir, casser les graines dures, cueillir les fruits, couper les bourgeons dont elle est friande, etc.
Le vol : Le vol de la Perruche à collier est un vol direct et très rapide, même sur de courtes distances, assuré par des battements d'ailes rapides, réguliers et très énergiques.

Alimentation mode et régime

La Perruche à collier est presqu'exclusivement végétarienne. L'alimentation se compose de toutes sortes de fruits, de graines diverses, de bourgeons, floraux et autres, de fleurs ou de feuilles charnues, etc.
En Asie, et plus particulièrement en Inde, cet oiseau est considéré comme un véritable fléau pour l'agriculture car elle va se nourrir en grand nombre dans les champs et les arbres fruitiers.
Dans les parcs urbains des villes européennes qu'elle occupe, son impact sur les ligneux d'ornement ou d'agrément serait à apprécier et quantifier pour savoir si elle y est vraiment nuisible.

Reproduction nidification

Dans l'ouest de l'Afrique et probablement aussi dans la péninsule arabique où elle a sans doute été introduite, la Perruche à collier niche entre décembre et mai. En Afrique du Sud, la nidification se déroule en septembre dans les boisements de saules. En Asie, la reproduction a lieu de janvier à avril et parfois en juillet. Au Royaume Uni, la population férale se reproduit de janvier à juin.
Les Perruches à collier nichent en colonies lâches. Le nid est placé dans une cavité d'arbre qui est souvent élargie ou réaménagée par les oiseaux eux-mêmes. Il est situé entre 3 et 10 mètres au-dessus du sol. Parfois, il est en milieu rupestre, inséré dans un pan rocheux fissuré ou dans un vieux mur.
La ponte comprend habituellement 3 ou 4 œufs qui sont couvés pendant 22 ou 23 jours. Le séjour des oisillons au nid est d'environ 7 semaines.
Au Nigeria, la reproduction échoue souvent à cause des Calaos à bec rouge (Tockus erythrorhynchus) qui sont agressifs et convoitent probablement les mêmes cavités.

Distribution

La Perruche à collier est naturellement répartie sur les zones tropicales de l'ancien monde. En Afrique, son aire de distribution s'étend de la Mauritanie et du Sénégal jusqu'à la mer Rouge en une bande sub-saharienne assez large. En Asie, elle occupe surtout le sous-continent indien, mais l'aire déborde sur le Pakistan à l'ouest, sur le sud de la Chine et la Birmanie à l'est.
Il y a officiellement 4 sous-espèces :
P. k. krameri (Afrique, du sud de la Mauritanie et du Sénégal jusqu'en Ouganda et au sud du Soudan) - P. k. parvirostris (Afrique, centre-est du Soudan jusqu'à Djibouti et le nord-ouest de la Somalie en passant par l'Erythrée et l'Ethiopie) - P. k. borealis (Asie, nord-ouest du Pakistan, nord de l'Inde, Népal, nord du Myanmar et sud-est de la Chine (Guangdong) - P. k. manillensis (Asie, sous-continent indien au sud du 20ème degré de latitude Nord et Sri Lanka).
De nombreuses populations férales, issues de captivité ou introduites, sont aujourd'hui présentes un peu partout dans le monde, en Afrique, en Arabie, en Europe, dans l'ouest de l'Asie ainsi qu'à l'île Maurice, Hong Kong, Macao, Singapour et même aux États-Unis.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Cette espèce n'est pas menacée. Dans son habitat naturel et dans la majorité des régions où elle a été introduite, elle est même relativement abondante. Son adaptabilité à l'Homme et à ses activités est à l'origine de son augmentation démographique et spatiale.
Cet oiseau a localement mauvaise réputation en raison des dommages qu'il cause, y compris dans les zones où il a été introduit. En revanche, en contexte urbain, il bénéficie plutôt d'une bonne image, malgré ses cris discordants. Il est beau à voir et vient manger quasiment dans la main la nourriture qu'on met à disposition des oiseaux.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 09/04/2017 par Jean François © 1996-2017 Oiseaux.net