Rousserolle verderolle

Acrocephalus palustris - Marsh Warbler

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Acrocephalidés

  • Genre
    :

    Acrocephalus

  • Espèce
    :

    palustris

Descripteur

(Bechstein, 1798)

Biométrie
  • Taille
    : 13 cm
  • Envergure
    : 19 cm.
  • Poids
    : 11 à 15 g
Longévité

10 ans

Distribution

Distribution

Description identification

La rousserolle verderolle est la "sœur jumelle" de la Rousserolle effarvatte. La distinction visuelle est loin d'être évidente. Le critère "chant" est le plus fiable. L'habitat est aussi un bon indice.
Légèrement plus corpulente, la rousserolle verderolle a le dessus d'un brun moins "chaud", dépourvu de la nuance rousse, en particulier au croupion, qui caractérise l'effarvatte. Le dessous du corps est lavé de chamois clair à la poitrine et sur les flancs. Ses pattes sont d'un rose brunâtre assez clair et les ongles sont pâles. Le bec est légèrement plus court et le front moins fuyant, ce qui lui donne un profil moins "pointu", impression accentuée par l'avant de la calotte qui se hérisse plus nettement pendant le chant.
Les juvéniles sont très semblables dans les deux espèces et ne sont vraiment déterminables qu'en main.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Marsh Warbler,
  • Carricero políglota,
  • Felosa-palustre,
  • Sumpfrohrsänger,
  • Énekes nádiposzáta,
  • Болотная камышевка,
  • 湿地苇莺,
  • Bosrietzanger,
  • Cannaiola verdognola,
  • Kärrsångare,
  • Myrsanger,
  • łozówka,
  • trsteniarik obyčajný,
  • rákosník zpěvný,
  • Kærsanger,
  • luhtakerttunen,
  • Europese Rietsanger,
  • ヌマヨシキリ,

Voix chant et cris

Le chant est un pot pourri entièrement constitué d'imitations d'autres oiseaux européens, mais aussi africains, passereaux surtout mais pas uniquement. C'est ce "100% imitatif" qui en fait la typicité. De ce fait, il s'agit du chant le plus original parmi tous nos passereaux chanteurs. Il permet de distinguer aisément la verderolle de l'effarvatte.

Habitat

Cette rousserolle fréquente la végétation herbacée élevée parsemée de buissons qui pousse le long du réseau hydrographique et en marge des plans d'eau et marais, et constituée de grands hélophytes. La plante dominante est souvent l'ortie, plus fréquemment la reine des prés en altitude. A cela s'ajoutent ombellifères, chardons, épilobes et autres plantes à grosse tige. La phragmitaie, habitat de l'effarvatte, n'est occupée que marginalement, mais les deux espèces se côtoient souvent. Les buissons servent de postes de chant et de défense territoriale, mais aussi de refuge pour les jeunes à la sortie du nid.

Comportement traits de caractère

Rousserolle verderolle
adulte

La verderolle partage avec l'effarvatte le même mode de déplacement dans la végétation herbacée. Elle saute ou vole d'une tige à l'autre en s'y agrippant latéralement de ses pattes griffues et y chasse à vue les proies arthropodes posées. Le mâle chante perché sur une tige ou dans un buisson, à la fois pour défendre son territoire et y attirer une femelle. Une fois apparié, il suit la femelle dans ses déplacements tout en chantant, lui abandonnant le travail de la nidification.
Le vol : Le vol est aisé comme il se doit de la part d'un migrateur, mais les occasions de la voir en vol sur de longues distances sont rares car c'est un migrateur nocturne. Le meilleur moment est celui de l'élevage des jeunes, lorsqu'elle vole du nid aux zones de chasse

Alimentation mode et régime

Cette rousserolle est insectivore. En tête viennent les insectes. Les gros diptères floricoles (les mouches au sens large) constituent d'habitude l'essentiel de son régime, particulièrement les syrphes, mais elle sait utiliser les ressources du moment, par exemple une invasion de pucerons. Les araignées sont assez fréquemment capturées. Les autres taxons restent anecdotiques.

Reproduction nidification

La verderolle est de retour d'Afrique dès la seconde décade de mai. Une fois le couple formé, la femelle confectionne sans tarder un nid d'herbes sèches, assez lâche comparé à celui de l'effarvatte, qu'elle accroche à mi-hauteur de tiges herbacées. La coupe, tapissée de radicelles,
reçoit 4 à 5 œufs bleu-vert tachetés de brun, couvés dès la ponte complète par les deux partenaires pendant 10 à 14 jours. Les jeunes quittent le nid à l'âge de 10-11 jours. A ce moment la famille se scinde en deux, chacun des parents prenant en charge une partie des jeunes.
Une première couvée perdue est remplacée. Les secondes pontes sont rares mais elles existent. Elles se produisent les bonnes années lorsque le milieu le permet.

Distribution

La zone de reproduction de la rousserolle verderolle s'étend principalement, en longitude du nord-ouest de la France et du sud de l'Angleterre à la Russie, et en latitude du sud de la Finlande aux BAlkans et au Caucase avec une extension vers les zones montagneuses du nord de l'Iran. En France, on ne la trouve que de la Normandie au nord des Alpes.
C'est un migrateur de type oriental dont les voies de migration passent par l'est de la Méditerranée, le Moyen-Orient et l'est africain. Sa migration la conduit vers les zones de savane du sud-est de l'Afrique, région du Cap comprise, où elle hiverne.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Habitant les milieux incultes bordant des linéaires de cours d'eau ou de voirie, des berges d'étang ou des cultures, la rousserolle verderolle est très sensible aux modifications de son habitat du fait de l'homme, fauche intempestive, épandage d'herbicides, piétinement, quand ce n'est pas destruction pure et simple. Une sage mesure de protection, qui concernerait aussi d'autres espèces serait la généralisation des bandes refuges enherbées incultes, à fauche tardive ou occasionnelle, comme zones tampon autour des aires où s'exerce une activité humaine, tout particulièrement agricole.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 11/11/2003 par Alexandre Knochel
partiellement réécrite le 25/06/2014 par Jean François © 1996-2017 Oiseaux.net