Tétraogalle de l'Altaï

Tetraogallus altaicus - Altai Snowcock

Systématique
  • Ordre
    :

    Galliformes

  • Famille
    :

    Phasianidés

  • Genre
    :

    Tetraogallus

  • Espèce
    :

    altaicus

Descripteur

Gebler, 1836

Biométrie
  • Taille
    : 57 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 2540 g
Distribution

Distribution

Description identification

La tête est recouverte d'un capuchon gris cendré sans éclat, l'oeil est surligné d'un sourcil blanc. Le bec est couleur corne, les narines et les paupières couleur chair. Les faces latérales de la tête gris pâle cendré encadrent la gorge blanche. Le cou gris cendré présente une teinte pâle en façade qui s'assombrit graduellement au fur et à mesure que l'on progresse vers la nuque. Le manteau, les ailes et la couverture sus-caudale sont brun foncé, minutieusement tacheté de chamois clair. Les couvertures sous-alaires sont gris cendré foncé, les primaires étant blanches à la base, gris-brun sur le reste de la longueur. Les plumes de la queue présentent une coloration grisâtre, virant au noir vers les extrémités et se maculant légèrement de chamois sombre aux pointes. Les plumes de la poitrine sont gris cendré avec des bandes interférantes noires aux motifs irréguliers qui aboutissent en une pointe encadrée de chaque côté par un large placard blanc. Ces motifs deviennent plus larges et plus pâles au point de s'estomper dans la partie basse de la poitrine. Les flancs et les couvertures sous-caudales sont blancs. La partie centrale de l'abdomen est barrée de noir et de blanc, la nuance noire dominant nettement dans la partie inférieure. Les cuisses sont brun-noir, les tarses et les pieds orange terne.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Altai Snowcock,
  • Perdigallo Altaico,
  • Galo-das-neves-altáico,
  • Altaikönigshuhn,
  • altaj királyfogoly,
  • Алтайский улар,
  • 阿尔泰雪鸡,
  • Altaiberghoen,
  • Tetraogallo dell'Altai,
  • Altaisnöhöna,
  • Altaihøne,
  • ułar ałtajski,
  • ular bieloprsý,
  • velekur altajský,
  • Altaikongehøne,
  • altainlumikana,
  • ,
  • アルタイセッケイ,

Voix chant et cris

Son cri est légèrement plus rauque et plus grossier que celui du Tétraogalle du Caucase, mais plus mélodieux que celui du Tétraogalle de l'Himalaya. Néanmoins, dans l'ensemble, leurs vocalisations se ressemblent toutes étrangement.

Habitat

Ce tétraogalle est présent au Kazakhstzan, à l'extrême est de la chaîne de Kabilskii. En Fédération de Russie, entre les basses vallées de l'Ob et de l'Irtych, au sud-ouest des monts Sayan. A l'ouest de la Mongolie Extérieure, dans la haut massif de l'Altaï, jusqu'en bordure du désert du Gobi. Il fréquente des habitats très différents : des steppes de l'Asie Centrale et de la toundra clairsemée jusqu'aux prairies alpines et aux montagnes élevées, à des altitudes variant de 400 mètres jusquà la ligne de limite des neiges et des arbres.

Comportement traits de caractère

Comme la plupart des tétraogalles, il est sociable en dehors de la période de reproduction, recherchant sa nourriture en bandes hivernales pouvant compter entre 30 et 40 individus. Pendant les périodes extrêmement rigoureuses, les rassemblements peuvent contenir jusqu'à 200 oiseaux regroupés dans les perchoirs. Les mouvements altitudinaux sont plus limités que chez les autres espèces. Peut être en raison de cette faculté qu'ils ont de se regrouper en grand nombre pour affronter les vicissitudes du climat, les tétraogalles de l'Altaï demeurent assez élevés en altitude plutôt que de descendre sur les hauts plateaux ou sur les versants abrités à la recherche d'aires ouvertes qui leur seraient plus propices pour la recherche de nouvelles ressources. La formation des couples a lieu en mars, ce qui provoque parfois de violentes disputes avant que les problèmes ne soient règlés et que chacun trouve enfin la partenaire qui lui convient. Les paires nouvellements formées quittent alors les bandes pour s'accoupler. Les mâles s'installent sur des promontoires rocheux et font entendre leurs cris peu après l'aube. Certains non- reproducteurs se joignent même à eux dans leurs manifestations vocales.
Les dortoirs sont situés sur des affleurements rocheux qui surplombent le reste du paysage. Cette position avantageuse permet de repérer assez aisement tout les prédateurs qui approchent . Les tétraogalles ont une démarche lente, mais en cas de danger avéré, ils sont capables de presser le pas en direction d'un abri rocheux à partir duquel ils peuvent prendre leur envol si cela est nécessaire.

Alimentation mode et régime

Son régime est omnivore quoique majoritairement végétarien. Il consomme principalement des plantes alpines, des graines, des baies, des tiges, et des petits insectes. L' examen approfondi de son estomac a révélé la présence de racines, de feuilles, de morceaux de bâtonnets, de bourgeons , mais aussi de criquets, preuve que les insectes représentent une part non négligeable de son alimentation. Il picore également des petits cailloux qu'il ingurgite pour faciliter l'écrasement des aliments et permettre une meilleure digestion. Cette dernière pratique est assez courante chez les gallinacés. Les tétraogalles peuvent occasionnellement ingurgiter des petits rongeurs. Certains scientifiques ont répertorié plus de 40 sortes de végétaux dans leur régime. Dans certains endroits, s'ils ne sont pas perturbés, ils recherchent fréquemment leur nourriture à proximité des habitations humaines. Il n'est pas rare qu'ils se mêlent alors aux volailles domestiques.

Reproduction nidification

Les tétraogalles de l'Altaï sont monogames. Le nid est une petite dépression grattée par la femelle qui le garnit de quelques végétaux épars et de quelques plumes. Sa situation générale est un versant pourvu en affleurements rocheux et en éboulis, généralement orienté vers le sud. Plus particulièrement, il est placé dans une crevasse ou sous un rocher en saillie. En avril ou mai, la femelle pond habituellement 4 à 8 oeufs. Néanmoins, le nid peut contenir jusqu'à 15 oeufs gris-vert ou bleu pâle avec de nombreuses taches brunes. Dans ce dernier cas, on pense que cela résulte probablement des efforts conjugués de deux femelles qui ont déposé leur ponte dans la même dépression. La femelle couve seule pendant 28 jours. Une fois les oeufs éclos, elle s'occupe également seule de l'éducation des jeunes, bien qu'elle puisse souvent se joindre à d'autres groupes familiaux. A la ponte du dernier oeuf, le mâle quitte sa femelle, ne montre aucun intérêt pour la couvée, et s'en va rejoindre un rassemblement d'oiseaux de son sexe.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 14/09/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net