Traquet deuil

Oenanthe lugens - Mourning Wheatear

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Muscicapidés

  • Genre
    :

    Oenanthe

  • Espèce
    :

    lugens

Descripteur

Lichtenstein, MHK, 1823

Biométrie
  • Taille
    : 16 cm
  • Envergure
    : 26 à 27 cm.
  • Poids
    : 18 à 26 g
Distribution

Distribution

Description identification

Chez cette espèce élancée et élégante, les variations géographiques sont si importantes que les populations d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient doivent être traitées de façon séparée : chez les oiseaux de la race type qui vit en Egypte et au Levant, tous les plumages sont identiques, il n'y a pas de dimorphisme sexuel bien que les femelles soient généralement d'un noir plus terne que les mâles. Tous deux rappellent le Traquet pie, mais à la différence de ce dernier, le noir de la face et de la gorge ne s'étend pas au haut de la poitrine et la zone pâle du capuchon et de la nuque ne gagne pas le haut du manteau. Le traquet deuil du Moyen-Orient se distingue aisément en vol par la large bande blanchâtre qui s'étend sur l'ensemble des rémiges. Lorsqu'il est perché, la teinte chamois-roux des sous-caudales est un critère utile d'identification, bien que de nombreux traquets de Chypre présentent également une zone chamois au bas-ventre. Les individus de premier automne sont plus ternes que les adultes et affichent quelques plumes grisâtres sur le manteau, entraînant quelques confusions avec le traquet de Finsch, mais ce dernier se distingue par son manteau plus uniformément pâle et par l'absence de blanc sur l'aile en vol.
Chez les oiseaux de la race d'Afrique du Nord, les sexes sont différents. Le mâle est très semblable à celui de la race type, bien que le blanc de l'aile soit moins étendu et se présente en vol comme une bande grisâtre contrastant avec les couvertures alaires plus sombres. Les sous-caudales sont plus claires, chamois moins prononcé. Les femelles possèdent un dessus et une calotte sable grisâtre. Elles présentent habituellement une gorge et des côtés de la tête noirâtres, mais certaines ont la gorge pâle et les parotiques brun roussâtre. Par rapport aux traquets motteux nord-africains mâles qui possèdent le même dessin à la queue en plumage frais, les femelles à gorge foncée sont plus pâles dessus et nettement plus blanches dessous. Les liserés des rémiges contrastent moins et un grand nombre d'entre elles ont la calotte lavée de roux.

Indications subspécifiques 4 Sous-espèces

  • Oenanthe lugens halophila (n Africa)
  • Oenanthe lugens lugens (e Egypt and ne Sudan to nw Saudi Arabia, Jordan and Syria)
  • Oenanthe lugens warriae (ne Jordan, s Syria)
  • Oenanthe lugens persica (Iran)

Noms étrangers

  • Mourning Wheatear,
  • Collalba Núbica,
  • Chasco-fúnebre,
  • Schwarzrücken-Steinschmätzer,
  • gyászos hantmadár,
  • Траурная каменка,
  • 悲鵖,
  • Oostelijke Rouwtapuit,
  • Monachella piangente,
  • Sorgstenskvätta,
  • Sørgesteinskvett,
  • białorzytka srokata,
  • skaliarik čiernokrký,
  • bělořit černohřbetý,
  • Klippestenpikker,
  • surutasku,
  • ,
  • コシジロサバクヒタキ,

Habitat

Cette espèce localement commune fréquente les terrains désertiques et semi-arides, avec oueds, gorges et collines. Elle affectionne d'ordinaire les zones à végétation très clairsemée mais il lui arrive également parfois d'occuper les secteurs à buissons épais. Dans la region égyptienne qui borde la mer Rouge, le traquet deuil occupe des wadis particulièrement désolés et des gorges rocailleuses, souvent en compagnie de traquets à capuchon.
L'aire de distribution est découpée en deux parties bien distinctes : à l'ouest, de l'est du Maroc jusqu'en Lybie, vit la sous-espèce Halophila. De l'est de l'Egypte jusqu'au nord de la Syrie, vit la race type Lugens lugens. Il existe une troisième sous-espèce reconnue : Oenanthe lugens persica vit dans le sud de l'Iran et fait des apparitions en hiver dans le nord-est de l'Arabie Saoudite et sans doute plus à l'ouest. Elle ressemble à la race type mais possède un bas-ventre roux plus intense et une calotte plus brune en hiver.

Comportement traits de caractère

Les traquets deuils se perchent volontiers sur les fils et rarement sur les buissons. Fortement territoriaux, ils vivent en solitaires ou en groupe familiaux, un peu comme les traquets à capuchon qui occupent partiellement la même aire de distribution. Le cri habituel du traquet deuil est un 'tchac tchac' doux. Son chant est une série de phrases pépiantes douces entrecoupées de cris ou de notes rauques. Il peut être également une série de trilles descendants. Son contenu est assez variable, ce qui révèle peut-être des variations géographiques.
Les populations sont partiellement migratrices, avec des chiffres qui varient, aussi bien en ce qui concerne la taille des effectifs que le nombre de kilomètres parcourus. Les oiseaux d'Afrique du Nord , nichant de l'est du Maroc jusqu'à la Lybie migrent en petits nombres et apparemment sur des courtes distances. Les populations de l'est de la Méditerranée, nichant de l'Egypte à l'Iraq en passant par Israël et la Syrie, sont encore moins sujettes aux mouvements. Par contre, la sous-espèce nichant dans le sud de l'Iran est essentiellement migratrice, prenant ses quartiers d'hiver en direction du sud-ouest, vers l'Arabie Saoudite, l'Egypte et peut-être le Soudan.

Alimentation mode et régime

Son régime est surtout constitué d'insectes. Il capture habituellement ses proies lors d'expéditions qu'ils mène à partir d'un perchoir fixe, d'un bloc de pierre ou d'une pierre en direction du sol, mais il peut également entreprendre une courte poursuite à terre en courant en toute vitesse. Il lui arrive également de donner des coups de bec sous une roche à partir d'une position stationnaire ou de s'immiscer furtivement dans une crevasse. Cependant, il est encore plus actif et plus spectaculaire lorsqu'il chasse les insectes volants.

Reproduction nidification

La saison de reproduction varie selon les régions : elle se déroule d'avril à juillet dans le sultanat d'Oman, en avril en Jordanie, de mars à juin en Israël, de février à juin en Egypte et de mars à avril dans le nord-ouest de l'Afrique du Nord. Le nid est placé dans la crevasse profonde d'un rocher, sous un gros bloc de pierre, dans le terrier d'un rongeur ou dans la cavité d'un talus. C'est une construction végétale en forme de coupe, garnie de crins, de plumes ou de laine. La femelle y dépose entre 3 et 6 oeufs, de forme elliptique, lisses et brillants, de couleur bleu-vert avec des taches brun rougeâtre formant un anneau sur la partie la plus large. La période d'incubation, qui a une durée indéterminée, est assurée par la femelle seule.

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 04/10/2006 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net