Paruline à flancs marron

Setophaga pensylvanica - Chestnut-sided Warbler

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Parulidés

  • Genre
    :

    Setophaga

  • Espèce
    :

    pensylvanica

Descripteur

Linnaeus, 1766

Biométrie
  • Taille
    : 13 cm
  • Envergure
    : 18 à 21 cm.
  • Poids
    : 8 à 13 g
Longévité

7 ans

Distribution

Distribution

Description identification

En plumage nuptial, le mâle adulte a un capuchon jaune éclatant. Les lores, l'épais trait oculaire et la strie submoustachiale sont noirs. Les sourcils se rejoignent sur la nuque. Les côtés de la tête sont blancs. La nuque est blanchâtre, fortement striée de noir. Les parties supérieures sont vert-olive, également avec d'abondantes stries noires. Les plumes des couvertures sus-caudales sont grises avec de larges mais vagues centres noirs. Les ailes sont noirâtres avec des bordures pâles. Ces liserés deviennent très larges et très jaunes sur les couvertures et sur les tertiaires. Des terminaisons blanches ou blanc-crème forment 2 évidentes barres alaires sur les grandes et les moyennes couvertures. La queue est noirâtre avec des liserés plus gris sur les bordures et des taches blanches sur les rectrices extérieures.
Les parties inférieures sont blanches avec une large bande châtain qui va de l'extrémité de la sous-moustache jusqu'à la base des pattes en passant par le long de la poitrine et par les flancs. Le bec est noirâtre, les pattes sont brun-noir.
En plumage non-nuptial, le capuchon, la nuque et le dessus forment un ensemble vert-citron avec de fines mouchetures noires sur le centre des plumes, ces dernières n'étant normalement pas très visibles. Les côtés de la tête et les parties inférieures sont blanc grisâtre, plus gris sur la tête et sur la gorge, plus blanchâtres sur les sous-caudales. Le sourcil blanc est étroit mais proéminent. La bande châtain des flancs est généralement moins développée qu'en plumage nuptial. Les ailes, la queue et les sus-caudales ne changent pas.
En nuptial, la femelle a les mêmes ornements que son partenaire mais l'ensemble du plumage paraît plus terne. La calotte est jaune verdâtre avec des fines stries. Les motifs de la face sont moins contrastés, avec des zones noires moins distinctes et des côtés de la tête plus gris pâle. Le dessous est plus gris avec une bande châtain moins longue. Il y a en moyenne moins de blanc sur la queue.
En non-nuptial, la femelle diffère peu du mâle mais la ligne châtain est très réduite ou quasiment absente. Les centres-noirs sur les sus-caudales sont plus petits et moins visibles.
En plumage nuptial, le mâle de première année ressemble à sa mère, mais ses barres alaires sont légèrement plus jaunes. Les rémiges, l'alula et les couvertures primaires sont relativement usés au printemps, ce qui provoque un contraste avec les couvertures plus resplendissantes. Les rectrices sont plus pointues que chez les adultes.
Les femelles de première année ressemblent aux jeunes mâles mais elles n'ont jamais de bande châtain et les sus-caudales verdâtres ont une vague ligne centrale noire. En nuptial, elles ressemblent à la femelle adulte mais certains individus peuvent paraître très ternes avec leur calotte verdâtre et passer alors pour des individus d'hiver.
Chez les juvéniles, le capuchon, la nuque et le dessus sont brun-ambre foncé. De plus ils sont vaguement striés de noir sur le manteau. Les barres alaires sont jaune chamoisé. Le bec et les pattes sont chamois rosâtre sombre.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Chestnut-sided Warbler,
  • Reinita de Pensilvania,
  • Mariquita-de-flancos-castanhos,
  • Gelbscheitel-Waldsänger,
  • barkós lombjáró,
  • Roestflankzanger,
  • Parula fianchicastani,
  • Brunsidig skogssångare,
  • Brunsideparula,
  • horárik hnedoboký,
  • lesňáček žlutotemenný,
  • Brunsidet Sanger,
  • rusokylkikerttuli,
  • bosquerola de flancs castanys,
  • Skógarskríkja,
  • lasówka rdzawoboczna,
  • bērsānu ķauķis,
  • brkati gozdičar,
  • Желтошапочный лесной певун,
  • ワキチャアメリカムシクイ,
  • 栗胁林莺,
  • 栗脇林鶯,

Voix chant et cris

2 cris principaux sont discernés : un "tchip" tranchant et quelque peu rauque, ainsi qu'un "zeet" rude émis en vol. Le chant le plus commun est une série de puissantes notes sifflantes dont la terminaison est florissante. Nos amis anglophones le retranscrivent de la façon suivante : "pleased pleased pleased to meecha". Les dernières notes sont accentuées. Tardivement dans la saison, on peut également entendre une autre sorte de chant. Il est basiquement identique au premier mais plus long, moins accentué et plus variable.

Habitat

Les parulines à flancs marron nichent dans les forêts à feuilles caduques, et plus particulièrement dans les parcelles de jeunes arbres en cours de régénération. On les trouve aussi dans les fourrés, dans les broussailles et dans les terres agricoles abandonnées qui s'apparentent aux forêts. Pendant la migration, ces oiseaux utilisent toutes sortes de zones boisées, mais ils marquent une préférence pour celles qui perdent leurs feuilles. Ils hivernent dans les forêts secondaires, spécialement aux lisières et dans les clairières. A cette période de l'année, on les trouve également dans les boisements humides de moyenne montagne, jusqu'à 1 300 mètres d'altitude.

Comportement traits de caractère

Les parulines à flancs marron sont solitaires et territoriales quand elles résident sur leurs terres hivernales. Néanmoins, les individus isolés rejoignent souvent les bandes mixtes quand elles traversent les zones qui leur sont allouées.
Assez étonnamment, ces oiseaux sont assez vocaux en hiver, juste avant la migration de retour au printemps. Les parulines à flancs marron sont en effet des migrateurs de longue distance : plusieurs itinéraires sont empruntés, ces oiseaux traversent les Appalaches ou longent la vallée du Mississippi. Certains contournent le golfe du Mexique, d'autres le traversent en passant par les Grandes Antilles et parviennent à destination en Amérique Centrale. Le voyage commence à la fin du mois d'août ou au début du mois de septembre. L'arrivée dans les quartiers d'hiver s'effectue généralement au cours du mois d'octobre. La migration de retour a lieu en mars, l'arrivée sur les lieux de nidification survient en avril.

Alimentation mode et régime

Les parulines à flancs marron se nourrissent surtout d'insectes et d'araignées, mais elles consomment aussi parfois des graines et des baies qu'elles trouvent à l'étage inférieur et moyen des grands arbres.

Reproduction nidification

Les parulines à flancs marron sont monogames, elles peuvent de reproduire dès la première année. Les mâles arrivent les premiers sur les lieux de nidification et établissent leur territoire grâce à des chants continuels et à des agressions. Dès son arrivée, la femelle est accueillie assez fraîchement, mais une fois que l'accouplement a eu lieu, le mâle se comporte de façon assez soumise, suivant sa partenaire partout où elle va et lui servant de garde du corps. La saison de nidification se déroule en mai-juin. Le nid a la forme d'une coupe, il est bâti avec des herbes, des lanières d'écorce et des tiges de mauvaises herbes. Il est souvent garni avec du crin. Il est placé entre 30 centimètres et 1 mètre au-dessus du sol dans un buisson bas ou dans un jeune arbre.
La ponte comprend 3 à 5 œufs qui sont couvés par la femelle seule pendant 12 à 13 jours. Les oisillons sont assez précoces, ils quittent le nid et ils s'envolent au bout de 10 à 12 jours.

Distribution

Les parulines à flancs marron sont originaires du continent américain. Elles nichent dans le centre-est de l'Amérique du Nord, du Saskatchewan jusqu'en Nouvelle-Écosse. Leur aire de distribution s'étend vers le sud-est jusqu'aux régions des grands lacs et jusqu'à la Nouvelle-Angleterre. Elle se développe légèrement vers le sud jusqu'au nord de la Géorgie et jusqu'à l'Alabama dans les Appalaches. Il y a aussi quelques populations isolées dans le Colorado et en Alberta. Les parulines à flancs marron hivernent principalement dans le sud de l'Amérique Centrale, du Nicaragua au Panama, mais certaines migrent aussi au Mexique. Occasionnellement, elles descendent jusqu'en Amérique du Sud, de l'ouest du Venezuela jusqu'au sud de l'Équateur. De petites quantités élisent leurs quartiers d'hiver dans les Grandes Antilles. Les parulines à flancs marron sont monotypiques, c'est à dire qu'elle ne sont pas subdivisées en sous-espèces.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Bien que cette espèce ait subi un déclin non négligeable dans les cinquante dernières années, elle est encore commune sur l'ensemble de son aire de distribution. Un étude assez sérieuse a été réalisée à propos de l'influence des pesticides sur leur comportement. Les parulines à flancs marron ne désertent pas forcément les endroits qui sont affectés par ces produits toxiques. Simplement, ils fréquentent moins régulièrement ces sites ou ils changent le lieu de reproduction pendant une ou plusieurs années. Ces oiseaux sont moins affectés par les pesticides parce qu'ils cherchent leur nourriture sur la face inférieure des feuilles. Pendant la migration, ces parulines sont souvent victimes de collisions avec des objets statiques comme les pylones ou les antennes de télévision.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 17/07/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net